Un chiffre sec, implacable : depuis janvier 2024, toute acquisition d’un logement neuf en zone B2 ou C ne donne plus droit au Prêt à Taux Zéro, sauf si le permis de construire a été déposé avant cette date. A contrario, les zones A, A bis et B1 conservent leur couverture totale pour l’achat neuf, mais aussi pour l’ancien sous conditions drastiques. Les cartes officielles, publiées chaque année par arrêté ministériel, reclassent parfois des communes : le territoire bouge, la réglementation suit.
Ces critères d’éligibilité reposent sur la tension du marché local et la nature du bien visé. Avant de lancer un dossier de financement, chaque foyer a intérêt à vérifier le classement de la commune : une étape incontournable qui évite bien des déconvenues.
Zones PTZ 2026 : comprendre la carte de France du prêt à taux zéro
Le zonage PTZ dessine une véritable carte de l’accès au crédit immobilier, exposant les disparités du marché et les points de contrôle de l’État. Paris, sa première couronne et une poignée de grandes villes, Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux, Toulouse, forment le socle solide des zones A et A bis, là où la tension immobilière reste à son comble. Ici, le prêt à taux zéro est plus que jamais une passerelle vers la propriété, à condition d’opter pour le neuf.
La zone B1 s’étire sur une partie des villes de plus de 250 000 habitants, englobe des abords de métropoles, ainsi qu’une section des plages du sud et de la côte atlantique. Dans ces limites, le PTZ pour logement neuf est toujours d’actualité ; dans l’ancien, seuls les projets avec des travaux importants, couvrant au moins un quart du coût total, restent éligibles.
Le visage change du tout au tout dans les zones B2 et C : ces parties de la France, plus rurales ou réunissant de petites villes, voient désormais le PTZ neuf disparaître, sauf scénario particulier quand le permis de construire précède janvier 2024. Il subsiste malgré tout, sous conditions sévères, pour l’achat dans l’ancien à rénover.
Cette organisation du territoire ne doit rien au hasard : pression démographique, niveau des prix immobiliers, état du marché neuf ou existant. Pour chaque commune, ce découpage pèse sur les conditions du PTZ : calcul du montant maximum, proportion du coût du projet, toute la mécanique s’ajuste selon la géographie. Les changements annuels imposent aux acquéreurs de rester attentifs s’ils veulent garder toutes leurs chances.
Comment savoir si votre commune est éligible au PTZ ?
Pouvoir accéder au PTZ dépend en premier lieu du classement géographique du bien visé. Ce zonage ne relève pas de la simple formalité : il décide de la part du financement à taux zéro et même de sa disponibilité.
Pour éviter toute mauvaise surprise, il est vivement conseillé de vérifier en amont la zone attribuée à la commune choisie. En entrant un code postal ou le nom d’un village dans un simulateur officiel, la qualification (A, A bis, B1, B2 ou C) apparaît, avec un aperçu direct de la faisabilité du projet. Mieux vaut effectuer cette vérification avant toute offre d’achat, car le zonage peut tout changer, celui d’un programme neuf comme celui d’une maison à rénover.
Dans les lieux où la tension est la plus forte, Paris, première couronne, grandes métropoles, littoraux, le PTZ neuf reste ouvert à tous ceux qui répondent aux conditions générales. À l’inverse, en zones B2 et C, il s’adresse désormais à ceux qui prennent le pari des travaux de rénovation représentant au moins 25 % du prix total.
Il faut garder à l’esprit que le zonage PTZ évolue année après année. Un reclassement peut venir bousculer le calendrier ou remettre en jeu l’équilibre d’un projet immobilier. Une étape rapide, un classement révélé, et c’est parfois tout le montage d’achat qui bascule.
Liste et carte des zones éligibles au PTZ en 2026
La carte du zonage PTZ redessine la géographie du marché immobilier français. Chaque découpage s’accompagne de ses plafonds, ses critères, ses règles propres. Paris, la première couronne et de grosses villes comme Lyon, Bordeaux, Toulouse, Marseille ou Lille entrent de plein fouet dans les zones A bis et A, où le PTZ neuf bénéficie d’un accès large.
Pour mieux s’y retrouver, voici les principales catégories en vigueur sur le territoire :
- Zone A bis : Paris intra-muros et 76 communes en première couronne autour de la capitale.
- Zone A : agglomérations d’Île-de-France, hors A bis, parties de la Côte d’Azur et la bande française proche de Genève.
- Zone B1 : métropoles régionales comme Strasbourg, Rennes, Nantes ou Montpellier, puis une portion de grande couronne, les littoraux atlantique et méditerranéen également concernés.
- Zone B2 : villes moyennes, espaces périurbains en développement rapide, quelques zones des Alpes, de la Marne ou de Provence.
- Zone C : l’ensemble du reste du pays, soit les territoires ruraux et les petites villes.
L’éligibilité d’une adresse dépend en temps réel de ce tracé national. Sauf événement imprévu, la photo du zonage PTZ restera stable pour 2026, certains ajustements locaux mis à part. Désormais, en zone B2 et C, la plupart des opérations concernent la rénovation lourde, menée selon des critères bien encadrés.
Savoir sur quelle zone se situe un bien, c’est avoir une vue claire sur ses options de financement à taux zéro, tant sur les conditions d’accès que sur les montants envisageables.
Ce que le zonage change pour votre projet immobilier et vos droits au PTZ
Le zonage PTZ bouleverse concrètement les contours de tout projet d’achat immobilier. Le lieu choisi influe considérablement sur le montant accessible au prêt à taux zéro. Un bien situé en zone A bis, Paris et sa périphérie immédiate, bénéficie de plafonds largement plus généreux qu’un projet en zone C, région où la pression sur le marché est moindre.
De façon très pratique, acheter en zone tendue (A bis, A ou B1) permet de financer jusqu’à 40 % du projet grâce au PTZ. En dehors de ces zones, la part prise en charge tombe à 20 %. Le niveau de ressources pris en compte pour l’accès au dispositif suit le même schéma : plus la zone est cotée, plus le seuil maximal de revenus grimpe.
Pour réussir son plan de financement, ces éléments sont à prendre en compte :
- Logement neuf : accessible partout, cependant la proportion de PTZ augmente fortement dans les secteurs très demandés.
- Logement ancien : principalement envisageable en zones B2 et C, uniquement si des travaux d’envergure sont programmés (au minimum un quart du budget total).
Au fil des années, le marché immobilier français ajuste sa mécanique selon la réalité du terrain. Là où la demande flambe, le PTZ permet allègrement d’acheter du neuf à meilleure condition. Dans le rural ou les secteurs en retrait, il sert surtout de coup de pouce à ceux qui transforment de l’ancien.
Le classement d’une commune n’est jamais anodin : il peut faire basculer le rêve d’un appartement citadin tout neuf ou motiver la remise en état d’une bâtisse familiale dans un bourg campagnard. Le PTZ, lui, fait la jonction : à chacun de choisir l’équation et le territoire qui feront la différence.

