Sur les rives ensoleillées de la Méditerranée ou dans les vallées verdoyantes de la Dordogne, de plus en plus de personnes optent pour le mobil-home comme résidence secondaire. La question du coût à l’année dans un camping se pose naturellement.Pour certains, c’est une solution économique offrant une liberté incomparable. D’autres, après quelques désillusions, parlent de frais cachés et de charges imprévues. Entre les loyers annuels, les frais d’entretien et les taxes locales, les avis divergent. Chacun y va de son expérience, entre enthousiasme et prudence.
Les différents types de mobil-homes et leurs tarifs
Mobil-homes résidentiels ou de loisir : à chacun sa formule
Le marché du mobil-home ne se limite pas à une seule version. On trouve d’un côté les modèles résidentiels, prisés pour une utilisation régulière en tant que pied-à-terre, avec des prix oscillant entre 22 000 et 45 000 €. De l’autre, les mobil-homes de loisir, davantage pensés pour les séjours ponctuels, peuvent grimper jusqu’à 50 000 € pour les versions les mieux équipées.
Du compact au haut de gamme : l’éventail des possibilités
Pour ceux qui souhaitent limiter l’espace sans renoncer au confort, les modèles compacts tirent leur épingle du jeu. Prenons le Loggia Compact 2023 d’IRM, affiché à 31 840 €. À l’opposé, les amateurs de prestations haut de gamme lorgneront sur des mobil-homes de luxe : le Pacifique 2024 de Louisiane, par exemple, s’étale entre 103 500 et 156 000 €. Plus accessible, le Modèle 844 2024 de O’Hara est proposé à 41 744 €. De quoi répondre à tous les profils, du minimaliste convaincu à l’esthète exigeant.
Comparatif des prix selon les modèles
| Type de mobil-home | Modèle | Prix |
|---|---|---|
| Mobil-home compact | Loggia Compact 2023 | 31 840 € |
| Mobil-home résidentiel | – | 22 000 – 45 000 € |
| Mobil-home de loisir | – | 22 000 – 50 000 € |
| Mobil-home de luxe | Pacifique 2024 | 103 500 – 156 000 € |
| Mobil-home de luxe | Modèle 844 2024 | 41 744 € |
Voici quelques points à garder à l’esprit pour affiner son choix parmi ces gammes :
- Les prix fluctuent selon l’équipement, la qualité des finitions et le niveau d’isolation.
- L’usage projeté (week-ends, vacances prolongées, location saisonnière…) doit guider l’investissement.
Les frais à intégrer pour vivre l’année en camping
Transport, installation : le coût de l’ancrage
Acquérir un mobil-home n’est que la première étape : il faut aussi l’acheminer et l’installer. Le transport s’élève généralement à 4 à 5 €/km, auxquels s’ajoutent le chargement, le déchargement et la pose sur la parcelle. Selon les situations, la facture totale peut grimper entre 500 et 2 000 €. Rien d’anodin, surtout lorsque le site d’accueil se trouve hors des axes principaux.
- Transport : 4 à 5 € du kilomètre
- Installation : 500 à 2 000 € selon la configuration
Location de parcelle : le prix de la tranquillité
Une fois le mobil-home sur place, la location de la parcelle devient le principal poste de dépense annuelle. Pour un emplacement dans un camping, comptez entre 2 000 et 5 000 €. À cela, il faut ajouter la préparation du terrain : défrichage, terrassement, nivellement. Ces travaux, souvent sous-estimés, pèsent entre 4 000 et 11 000 €. Un investissement indispensable pour garantir une installation stable et durable, surtout dans les zones à risques d’inondation ou de sols meubles.
- Location de parcelle : 2 000 à 5 000 €
- Préparation du site : 4 000 à 11 000 €
Taxes et contributions diverses
Installer un mobil-home, c’est aussi s’acquitter de diverses taxes et contributions. Selon la situation, il peut s’agir de la taxe foncière (en cas d’installation permanente), de la taxe d’habitation (résidence principale ou secondaire), mais aussi de la taxe de séjour si le mobil-home est mis en location saisonnière. S’ajoute la REOM (déchets ménagers) pour les résidences permanentes, sans oublier la contribution à l’audiovisuel public si un téléviseur équipe la résidence mobile. Ceux qui louent leur mobil-home doivent également déclarer ces revenus aux impôts.
- Taxe foncière : pour les installations fixes
- Taxe d’habitation : si usage résidentiel
- Taxe de séjour : en cas de location à des vacanciers
- REOM : contribution déchets ménagers
- Contribution à l’audiovisuel public : si présence d’une télévision
Entretien et maintenance : le détail qui pèse
Penser que le mobil-home ne demande aucun soin serait une erreur. Chaque année, il faut prévoir 500 à 1 500 € pour l’entretien courant : réparations, contrôle de l’étanchéité, petites remises à niveau. Des dépenses qui permettent d’éviter les mauvaises surprises et d’allonger la durée de vie du bien.
Expériences vécues : témoignages de propriétaires
Quand le mobil-home devient source de revenus
Marina s’est lancée il y a deux ans avec un mobil-home résidentiel acheté 36 000 €. Pour elle, la rentabilité est réelle : « Grâce à la location estivale, je couvre les frais annuels de parcelle et d’entretien. » À raison de 600 € la semaine en haute saison, ses locations lui permettent de couvrir non seulement la maintenance, mais aussi les taxes diverses. Un exemple qui illustre la stratégie de nombreux propriétaires dans les zones touristiques.
Confort de vie : un choix assumé
Jean-Marc et Sophie ont choisi un mobil-home de loisir de la gamme Loggia Compact 2023 (31 840 €). Leur verdict : « Nous avons trouvé l’équilibre parfait entre confort et coût. La vie en camping, surtout avec deux jeunes enfants, c’est la liberté sans sacrifier le bien-être. » Leur expérience montre que le mobil-home peut s’adapter à une vie de famille, à condition de choisir le modèle approprié.
Dépenses inattendues : l’autre facette du rêve
Louis, propriétaire du Modèle 844 2024, s’est retrouvé face à des frais de transport et d’installation qui ont explosé : « On m’avait estimé 2 000 €, au final j’en suis à 7 000 €. Ça change la donne, mais le confort et l’équipement valent l’investissement. » Son témoignage rappelle que chaque projet comporte son lot d’aléas financiers, surtout pour les modèles haut de gamme.
Anticiper et bien s’informer : le mot d’ordre
Si un conseil ressort de ces expériences, c’est d’anticiper les frais annexes. Qu’il s’agisse de l’installation ou des taxes, les propriétaires insistent : mieux vaut prévoir un coussin budgétaire. Marina recommande aussi de se renseigner sur les règles locales et de sélectionner un camping qui propose des services adaptés aux familles. Entre ceux qui font le choix du mobil-home pour la liberté et ceux qui cherchent la rentabilité, une constante demeure : la préparation fait toute la différence.
Le mobil-home en camping invite à la réflexion, bien loin de l’image d’Épinal du bungalow les pieds dans l’eau. Entre budgets à anticiper, démarches administratives et choix de l’emplacement, chaque projet trace sa propre trajectoire. Pour certains, c’est le début d’une parenthèse enchantée, pour d’autres, un calcul à affiner. La question, finalement, n’est pas de savoir si le mobil-home coûte cher, mais jusqu’où l’on est prêt à investir pour un coin de liberté.


